Races utilisées

En Belgique, nous travaillons en pâturage extensif avec des races primitives ou rustiques de chèvres, de moutons, de poneys de vache…

Race de caprins

La chèvre de Lorraine

 Races d’ovin

Le mouton laitier belge
Le mouton Mergelland
Le mouton Roux Ardennais
Le mouton Soay
Le mouton Hebridean

Races d’équins

Le poney Fjord
Le Konik polski
Le poney Highland

Races de bovins

L’Angus Aberdeen
La vache Galloway
La vache Highland
La vache laitière Jersiaise

Race sauvage, primitive, rustique ou moderne

Une race sauvage est une race uniquement sélectionnée par son adaptabilité au milieu, la fertilité, les maladies, les parasites et les prédateurs… (l’Homme n’intervient pas dans la sélection) : Exemple : bison, élan, cerf, sanglier, chevreuil, mouflon, lièvre…

Au départ de ces races sauvages, l’Homme à créé des races primitives (ou archaïques) en sélectionnant les animaux sauvages aptes à la domestication : moins farouche, plus facile à manipuler, coopératif ; tout en les laissant vivre en conditions naturelles. Il n’y a pas eu d’autre sélection, on retrouve donc des races avec des marques primitives dans le pelage et non spécialisées. Exemple : poneys Fjords, mouton Soay…

Certaines races ont été ensuite spécialisées (lait, viande, trait, selle, laine…), tout en les laissant vivre en semi-liberté, par une sélection judicieuse des reproducteurs par l’Homme, donnant ainsi naissance aux races rustiques souvent à caractère régional. Exemple : chèvre de Lorraine, trait Ardennais, vache Galloway, mouton Roux Ardennais, vache Blanc-Bleu mixte, baudet du Poitou…

La spécialisation a ensuite été poussée à l’extrême en compensant la fragilité de ces races modernes par du fourrage et des compléments alimentaires, des bâtiments pour les protéger des rigueurs climatiques, des césariennes, des vermifuges… Exemple : mouton Texel, vache Blanc-Bleu-Belge, cheval de selle français…

Il y a donc eu à chaque étape de sélection, une uniformisation génétique de plus en plus poussée. Cette perte de  diversité génétique des races modernes les rendent inaptes à la gestion de sites naturels : fourrage trop maigre, reproduction trop difficile, sensibilité aux maladies et parasites… Nous utilisons donc plutôt des races primitives ou rustiques ; mais la race ne fait pas tout, il faut aussi voir les conditions d’élevages et les habitudes qu’ont pu acquérir les animaux : à titre d’exemple, il vaut mieux utiliser une vache Blanc-Bleu mixte habituée à pâturer dans les fanges qu’un poney Fjord qui n’a jamais connu que le box et la prairie…